( Source : Cyberpresse - Daphnée Dion-Viens -
Le Soleil -
Québec ) -
La navette du 400e connaît un succès monstre. Jusqu’à maintenant, deux fois plus de personnes que prévu l’ont utilisée et l’été est loin d’être terminé.
En fonction depuis le 31 mai, la navette aux couleurs de l’Industrielle Alliance dessert un circuit qui va du Parc Aquarium de Sainte-Foy au terminus de Beauport, en passant par la promenade Samuel-De Champlain, la traverse Québec-Lévis, le Musée de la civilisation, l’Espace 400e et la baie de Beauport. Trois stationnements gratuits sont disponibles le long du trajet. Pour la modique somme de 2 $, vous pouvez monter et descendre à l’un des 19 arrêts aussi souvent que vous le voulez dans la même journée.
Visiblement, la formule plaît. Au printemps, le Réseau de transport de la Capitale (RTC) prévoyait qu’environ 50 000 personnes utiliseraient ce service cet été, alors que la fréquentation s’élève maintenant à plus de 108 000 usagers. «On a eu le plus grand nombre de félicitations jamais enregistrées pour un de nos services», indique Mélanie Pageau, conseillère en communication pour le RTC.
Comme ce fut régulièrement le cas depuis le début juillet, des autobus supplémentaires ont été ajoutés lors du passage du Soleil, mercredi. Normalement, les quatre autobus du circuit passent aux arrêts toutes les 30 minutes. Mercredi, la fréquence était plutôt aux 15 minutes.
«L’ajustement est quotidien, explique Mme Pageau. On a des inspecteurs qui évaluent les besoins le long du trajet.» Lors du spectacle de Paul McCartney, le 20 juillet, 54 autobus ont été ajoutés, soit trois de plus que lors de la journée du 3 juillet marquant la date anniversaire des 400 ans de Québec.
Au départ, une commandite de 350 000 $ de l’Industrielle Alliance a permis de financer la moitié des coûts anticipés pour ce service. Pour l’instant, c’est le RTC qui assume les frais supplémentaires. Il est encore trop tôt pour connaître le montant total de la facture, indique le RTC.
«C’est vraiment une bonne idée!»
Stationnement du Parc Aquarium, 10h. Une soixantaine de personnes attendent le départ de la première navette de la journée. «Beau temps mauvais temps, ça ressemble pas mal toujours à ça!», lance le chauffeur Éric Grenier, du Réseau de transport de la Capitale (RTC).
Dans la file, plusieurs résidants de Sainte-Foy et de la Rive-Sud, de même que des touristes qui logent dans un des nombreux hôtels du secteur. La plupart ont entendu parler de la navette par des proches qui leur ont fortement recommandé de troquer la voiture pour l’autobus.
«C’est vraiment une bonne idée! lance Jacqueline Doyon, de Saint-Henri de Lévis, qui prenait la navette pour la deuxième fois cette semaine. C’est bien organisé et en plus, c’est vraiment pas cher!»
Le premier autobus part à 10h pile, plein à craquer. Un deuxième suit derrière. Après une petite boucle desservant quelques hôtels, le véhicule file en direction de la promenade Samuel-De Champlain.
Premier arrêt : le quai des Cageux. Quelques personnes descendent, dont Doris Morin et Hélène Cantin, qui habitent la Rive-Sud. «Les trois fois que j’ai pris la navette, je n’ai presque pas attendu!», lance Mme Morin. Avec quatre arrêts le long de la promenade, il est facile d’aller se dégourdir les jambes et de remonter à bord quelques kilomètres plus loin.
À la gare maritime Champlain, nous rencontrons Jean-Guy Bastille et Caroline Milliard, accompagnés de leurs deux enfants. Habitant Gatineau, ils étaient de passage à Québec après des vacances en Gaspésie. Suivant les recommandations d’une de leurs tantes qui leur avait vanté les mérites de la navette, ils avaient l’intention de passer une bonne partie de la journée dans le Vieux-Québec et à l’Espace 400e.
Arrêts populaires
Comme plusieurs autres passagers, ils descendent à l’arrêt suivant, situé à la traverse Québec-Lévis. «Avec l’Espace 400e, c’est l’arrêt le plus populaire!», indique Suzanne Hamel, chauffeuse pour le RTC. En quelques secondes, l’autobus s’est en effet vidé de moitié, avant de repartir direction est.
La quasi-totalité des passagers descendent ensuite à l’Espace 400e, déjà fort achalandé en ce début de journée. Il ne reste que quelques personnes à bord, dont Doris et Gilles Fortier, de Beaumont, qui se rendent à la baie de Beauport pour profiter du nouveau terrain, fraîchement réaménagé. Tous les deux sont aussi enchantés par cette navette. M. Fortier souligne toutefois que les arrêts pourraient être mieux annoncés, surtout lorsque l’autobus est rempli et qu’il est difficile de jeter un coup d’œil à l’extérieur. «S’il y avait un intercom pour annoncer les arrêts, ce serait encore mieux», lance-t-il.
À l’extrémité est du trajet, près du stationnement situé sur l’avenue d’Estimauville, d’autres personnes débutent leur circuit, direction Vieux-Québec. Un couple de Sherbrooke, de passage à Québec pour quelques jours, monte à bord. La navette leur permet de dormir loin du centre-ville, à Sainte-Anne-de-Beaupré, tout en fréquentant le cœur des festivités. «On a profité de ce trajet toute la journée d’hier, lance Yvon Lahaie. Et on recommence aujourd’hui!»
Un moyen de transport comme les autres
Il y a ceux qui montent à bord de la navette pour se rendre aux activités du 400e, et d’autres qui l’utilisent... comme n’importe quel autre véhicule du Réseau de transport de la Capitale, pour leurs déplacements quotidiens.
Georgette Laliberté, par exemple, monte à bord tous les jours à partir de Sainte-Foy pour rendre visite à sa sœur, hospitalisée à l’Hôtel-Dieu dans le Vieux-Québec. «Je ne suis pas la seule qui fait ça, lance-t-elle. J’ai vu des travailleurs qui laissent leur auto à l’aquarium et qui prennent la navette pour aller travailler.» Puisque le laissez-passer au coût de 2 $ est valide pour la journée, ils peuvent ainsi économiser sur le billet de retour.
Mme Laliberté tient toutefois à préciser qu’elle a aussi profité de la navette pour participer à des activités du 400e, bien sûr.
Publié par : Marcel Charland
à 08:52:10
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